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VRAIS effets du FAP !


















Le vrai problème du NO2 (dioxyde d'azote)

Les moteurs diesel modernes peuvent toujours légalement émettre jusqu'à trois fois plus d'oxydes d'azote que les essence et sont aujourd'hui la principale source pour cette pollution en France. Plus particulièrement, ce sont les émissions de NO2 (dioxyde d'azote) un gaz très irritant pour les bronches, dangereux pour les asthmatiques et les personnes souffrant d'affections cardiaques, qu'il faudrait réduire, alors même que certains systèmes de dépollution adoptés récemment ont tendance à les augmenter.

Un bien pour un mal

C'est notamment le cas des filtres à particules catalysés, qui, pour faciliter leur régénération, transforment une partie importante des monoxydes d'azote (NO) relativement inoffensifs produits par la combustion du gazole en dioxydes d'azote (NO2) très toxiques. Un bien pour un mal en quelque sorte. Dans ce domaine, l'abandon de ce type de filtre par les bus de transport urbain serait même une véritable urgence sanitaire pour Jean-Paul Morin, chercheur à l'Inserm. Une mesure prise en 2009 pour les bus londoniens.

Jusqu'à quand ?

Alors bien sûr, la future norme Euro6 exigible en 2014 et limitant drastiquement les émissions d'oxydes d'azote (abaissées de 180 à 80 mg/km) devrait circonscrire le problème, au moins pour les nouveaux modèles de voitures diesel. La difficulté, c'est qu'il faudra attendre encore de nombreuses années avant que les voitures aux techniques obsolètes ne disparaissent, remplacées par les modèles aux normes Euro 6. Un renouvellement du parc qui réclame dix à douze ans pour être effective. Donc, compte tenu du calendrier actuel, les systèmes de dépollution associés à cette norme Euro 6 ne deviendront pas majoritaires dans le parc automobile français... avant 2020. D'ici là, la qualité de l'air attendra avec les conséquences sur la santé publique que l'on imagine aisément.